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Publié mercredi, 28 juin 2017

ARS - Surveillance du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole (Bas-Rhin et Haut-Rhin)

L'Agence régionale de santé Grand Est vous informe
Message à l'attention des médecins d'Alsace

Surveillance du chikungunya, de la dengue et du zika en métropole


Le dispositif de surveillance épidémiologique renforcé de la dengue, du chikungunya et du zika est reconduit pour l'année 2017. Il concerne deux départements de la région : le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, où l'implantation du moustique tigre, « Aedes Albopictus », est avérée. En effet, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont passés en 2015 et en 2016 en zone de surveillance renforcée de niveau 1 du plan anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du zika.

Ce dispositif, mis en place pendant la période d'activité du moustique (du 1er mai au 30 novembre), repose sur la détection précoce des cas importés dits « suspects ».

Tous les cas suspects de retour d'une zone de circulation de ces virus doivent faire l'objet d'un signalement nominatif sans attendre la confirmation biologique. Ce signalement systématique permet, lorsque cela est nécessaire, une intervention d'élimination des moustiques autour des lieux de vie des cas suspects afin de prévenir la survenue d'une chaîne de transmission autochtone.

Il est recommandé de rechercher simultanément les trois infections en raison de symptomatologies souvent peu différenciables et d'une répartition géographique superposable (région intertropicale ). La prescription doit être accompagnée de la fiche de signalement et de renseignements cliniques.
L'ARS vous demande de lui signaler sans délai tout cas suspect importé de dengue, de chikungunya ou de zika à l'aide de la fiche de signalement en utilisant les coordonnées du Point Focal Régional ci-dessous :

En complément, il convient de demander à votre patient, s'il est virémique, de se protéger contre les piqûres de moustiques afin d'éviter la contamination d'autres moustiques vecteurs, en appliquant les recommandations suivantes : utilisation de répulsifs, port de vêtements couvrants, utilisation de diffuseurs insecticides, de moustiquaires, imitation des sorties en gardant, chez soi, les fenêtres fermées pendant la période de virémie.

Grossesses et risque d'infection à virus Zika

N'hésitez pas à rappeler à vos patientes qu'il est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou ayant des projets de grossesse de se rendre dans les zones de circulation du virus Zika.

Par ailleurs, toute femme enceinte de retour de la zone, même sans symptôme, doit faire l'objet d'un prélèvement en vue de la recherche sérologique du virus Zika. Ce dépistage est à réaliser 4 semaines après son retour. En cas de résultats positifs, il convient de l'orienter le plus rapidement possible vers un centre pluri-professionnel de diagnostic prénatal (CPDPN) pour assurer une prise en charge adaptée (surveillances échographiques adaptées, analyse biologique à l'accouchement et suivi spécifique du nouveau-né).

Enfin, pour les couples ayant un projet de grossesse et revenant de zone à risque (l'un ou les deux partenaires), une surveillance doit être réalisée (avis du HCSP du 16 février 2017) :
- pour un homme, même en l'absence de signe clinique, un test sérologique de recherche d'une infection à virus Zika est conseillé 4 semaines après le retour d'un voyage dans une zone à risque. Dans l'attente des résultats, tout rapport sexuel non protégé doit être évité. Si l'examen est positif ou douteux, un examen du sperme sera à réaliser par RT-PCR selon les modalités définies dans l'avis du HCSP du 16 février 2017 ;
- pour une femme, en présence de signes cliniques évocateurs, des bilans clinique et biologique avec test sérologique d'une infection à virus Zika doivent être réalisés.

Risque d'infection à la fièvre jaune

A l'occasion de l'épidémie de fièvre jaune qui sévit actuellement en zone forestière au Brésil, et plus généralement en Amérique du Sud, il est important de rappeler à votre patientèle susceptible de séjourner dans une zone de circulation active du virus amaril, de se faire vacciner. La protection individuelle apportée par le vaccin apparaît dans les 10 jours suivant l'injection. Une dose unique confère une protection à vie. En métropole, la vaccination est effectuée exclusivement dans un centre de vaccination anti-amarile agréé par les autorités sanitaires, la prescription, la délivrance et l'injection du vaccin s'effectuant sur place.

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