L'avenir des systèmes de soins et son efficience dépendent de facteurs multiples, mais en particulier des hommes. Car la mécanisation du système de soins n'est pas pour demain, malgré tous les logiciels d'aide à la prescription ou au diagnostic, la mise en oeuvre des soins sera toujours réalisée par des médecins et leurs auxiliaires.
Chacun s'accorde à constater que l'équilibre démographique du système de soins est menacé à moyen terme.
La profession se féminise avec les effets « heures médecins » que l'on connaît. Nos jeunes s'installent de moins en moins en médecine libérale et de plus en plus tard, avec le même effet négatif sur la démographie médicale « efficace ».
Les hôpitaux sont quittés par des praticiens qui s'étaient pourtant engagés dans des carrières hospitalières. Ils sont bien souvent remplacés par des médecins étrangers, alors que le numerus clausus particulièrement restrictif de ces dernières années empêchait nos jeunes d'accéder à la profession.
Les projections pour l’horizon 2010 que l'on peut faire aujourd'hui, compte tenu de ces éléments, de l'état du numerus clausus et de l'âge du corps médical en exercice, sont inquiétantes.
Pourtant, un peu à l'instar de ce qui se fait dans la détermination de l'ONDAM, la carence d'outils permettant d'apprécier de manière précise l'évolution prévisionnelle par spécialité, des effectifs libéraux et hospitaliers, provoque une élaboration du numerus clausus, et une répartition vers les différentes spécialités assez approximatives.
Ces imprécisions induisent des risques concernant le choix de la spécialité ou du lieu d'installation, qui seront une nouvelle fois supportés par les professionnels.
Qui dispose de l'information dispose du pouvoir
Se prétendre l'Union Régionale des Médecins Libéraux d'Alsace, sans savoir qui et combien nous sommes, ne serait pas cohérent. Il ne suffit pas de compter les noms dans l'annuaire pour être utile. Notre ambition est de créer un outil évolutif permettant une étude prospective afin de participer efficacement au débat sur la démographie médicale.
La réussite de ce projet repose sur vous !
Le service qu'il sera susceptible de rendre à la profession, individuellement et collectivement, dépend de la volonté de tous de le faire aboutir.
Dr Pierre-Paul SCHLEGEL
Ce que souhaite l'URMLA
Il faut travailler avec tous les organismes concernés et informés : Ordre, Caisse d'Assurance-maladie et Mission Régionale de Santé, Faculté de Médecine, Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales,...
Le but de ce travail est de faire un état des lieux de l'existant, des entrées dans le système de soins au niveau de la région, de façon à pouvoir élaborer des prévisions fiables sur les effectifs de chaque spécialité dans les années à venir et d'analyser ces chiffres en corrélation avec le travail que fera l'union sur les besoins de santé de la population eux aussi déclinés spécialité par spécialité.