Environnement et santé :
Ecouter, observer, signaler les dangers
En 2008, l’URMLA a créé la Commission Environnement pour répondre aux attentes des médecins confrontés au quotidien aux facteurs de santé liés à l’environnement. Elle se veut le relai entre les structures compétentes et les experts scientifiques.
Le milieu naturel dans lequel vit l’homme a beaucoup changé au cours de ces dernières décennies. La médecine moderne doit tenir compte de ces modifications pour améliorer ses performances en épidémiologie et en prévention.
Les pressions économiques ont eu souvent raison de ce qui n’était que principe de précaution. Aujourd’hui, de nombreuses études établissent clairement un lien de causalité entre des polluants de l’environnement et l’histoire naturelle de certaines maladies (pollution de l’air et maladies respiratoires, amiante et cancer pulmonaire, bruit et HTA, etc.).
Les mentalités évoluent sous la pression des découvertes scientifiques, les médecins libéraux, au contact direct de l’homme et de son environnement, expriment de plus en plus d’intérêt pour s’investir dans ce binôme.
Pour cela, nous devons écouter, observer, signaler les dangers et être entendus.
C’est pourquoi l’URMLA a créé la Commission Environnement, qui fonctionnera sur un mode d’échange avec les partenaires institutionnels tels que l’ASPA (Association de Surveillance de la Pollution de l’Air), afin d’apporter aux médecins des informations pratiques et répondre à leurs observations. Car si la médecine veut s’investir dans une politique de prévention en général, elle doit aussi se soucier d’améliorer la qualité de l’environnement des patients.